- Culture en Tunisie -
La culture de la Tunisie est riche de ses 3000 ans d'histoire diversifiée et ancienne, et reflète ses cultures punique, arabe, turque, africaine, européenne et musulmane et l'influence des dynasties successives qui règnent sur le pays.Les sites historiques, les musées et la musique témoignent d'un passé prestigieux.
Foyer culturel
Sous les Aghlabides, la ville de Kairouan est un centre intellectuel de grande renommée dotée d'une maison de la sagesse ouverte aux savants. A la fois centre d'études, de traduction et de recherches, elle joue un rôle important dans la diffusion des sciences notamment médicales. En mathématiques, on peut citer les contributions aux algorithmes de calcul. Aux XIVe et XV siècles, poètes, érudits, historiens se multiplient. La mosquée Zitouna est un centre actif d'intellectuels qui groupe docteurs et savants : Ibn Zaïtoun, Ibn Al Abhar, Ibn Al Gafsi ou encore Ibn Arafa.
Grâce à des savants comme Ibn Khaldoun et Aboul-Qacem Echebbi, la Tunisie est ainsi, depuis des siècles, un foyer culturel important que ce soit à l'échelle arabo-musulmane, méditerranéenne ou mondiale. C'est en Tunisie qu'est construite la première université islamique et de la Tunisie : l'Université Zitouna.
Langues
La Tunisie est l'État du Maghreb le plus homogène sur le plan linguistique. L'arabe, une langue sémite, est la langue officielle. 98% de la population tout en connaissant l'arabe classique parle une variété de l'arabe, le dialecte tunisien, qui est influencé par les dynasties régnantes en Tunisie et le protectorat français qui dure 75 ans.
Durant le protectorat, le français s'impose à travers les institutions, particulièrement l'éducation, qui deviennent un fort vecteur de diffusion. Depuis l'indépendance, le pays se dirige progressivement vers l'arabisation de l'éducation et des services avec toutes les difficultés occasionnées par ce type de processus.
Religion
L'islam est la religion principale de la Tunisie avec un taux qui avoisine les 98% de la population. Le judaïsme et le christianisme y sont très minoritaires mais la Tunisie se caractérise par sa tolérance et son ouverture aux autres cultures qui ont fait l'identité du pays. La constitution tunisienne prévoit l'exercice libre des religions tant qu'elles ne portent pas atteinte à l'ordre public. Le gouvernement respecte généralement ce droit. Cependant, il ne permet pas l'établissement de partis politiques basés sur la religion, interdit le prosélytisme et limite le port du hijab (notamment dans les écoles publiques). Les fêtes religieuses musulmanes sont considérées comme des jours fériés (Aïd el-Kebir, Aïd el-Fitr, Mouled, etc.). Le gouvernement reconnaît également la sainteté des fêtes religieuses des non-musulmans.
Place de la culture
1% du budget national est consacré à la culture et 19,9% à l'éducation (2001).
L'enseignement de base est gratuit et obligatoire pour tous les enfants jusqu'à l'âge de 16 ans. Le taux d'analphabétisme y est de 22,9% en 2004 et le taux de scolarisation des enfants de 6 ans, égal pour les garçons et les filles, est de 99%. La Tunisie compte 12 universités : 5 à Tunis, 1 à Sousse, 1 à Sfax, 1 à Kairouan, 1 à Gabès, 1 à Gafsa, 1 à Monastir et 1 à Jendouba. Elle compte aussi 178 établissements d'enseignement supérieur dont 24 instituts supérieurs d'études technologiques (ISET) et 6 instituts supérieurs de formation des maîtres (ISFM).
Festivals
Des centaines de festivals internationaux, nationaux, régionaux ou locaux ponctuent l'agenda culturel tunisien. Certains sont à vocation générale comme le Festival de Carthage et ceux d'Hammamet ou de Sousse. D'autres sont spécialisés comme :
Cinéma
Même si la production tunisienne est relativement jeune, des films tels que Halfaouine, l'enfant des terrasses et Un été à la Goulette de Férid Boughedir, Les Silences du palais de Moufida Tlatli ou Saïda de Mohamed Zran remportent de nombreux prix et trophées internationaux.
Mais le cinéma existe en Tunisie depuis son apparition à l'échelle mondiale :
Certains films cultes sont tournés en Tunisie comme Pirates Le Patient anglais et La Guerre des étoiles
Les Journées cinématographiques de Carthage est le plus ancien des festivals cinématographiques des pays du Sud.
Musique
Selon Mohammed Abdel Wahab, « la musique tunisienne est parfois définie comme étant l'ensemble des chants andalous anciens sur lesquels furent greffés des modes et des injections d'origine turque, persane et quelquefois grecque, en plus de l'ajustement qui s'y opère de temps à autre résultant de l'influence de facteurs régionaux. »
Il estime que la musique tunisienne a connu 3 phases d'influences extérieures :