Parfaire la concrétisation du programme de ladministration électronique

Lintérêt du Président Zine El Abidine Ben Ali sest porté, au cours de lentretien quil a eu, lundi matin, avec M. Mohamed Ghannouchi, Premier ministre, sur lavancement de la concrétisation de la stratégie relative à la modernisation du secteur de la formation professionnelle, à leffet délargir sa capacité daccueil, de favoriser sa complémentarité avec le secteur de lenseignement, den renforcer la qualité et de garantir son adaptation aux mutations et aux nouveaux modes de production.
Dans ce contexte, le Chef de lEtat a souligné toute limportance quil attache à lapprofondissement de la réforme du dispositif de la formation professionnelle et au renforcement de son rôle dans la formation des compétences, de manière à répondre aux besoins du développement et des différents projets et programmes, et à renforcer sa capacité à attirer les investissements et les activités innovantes.
Le Président de la République a, également, mis laccent sur limpératif de consolider les mécanismes dévaluation du système de la formation professionnelle et de garantir le suivi de son rendement.
Dautre part, Le Chef de lEtat sest intéressé à lavancement de la mise en oeuvre du programme de ladministration électronique.
Dans ce cadre, le Président de la République a pris connaissance du projet du réseau administratif intégré qui comporte notamment un réseau de communication à haut débit garantissant léchange de données entre les ministères, les structures publiques et les services régionaux, en plus dun ensemble de services, dont léchange électronique des documents et plusieurs autres applications informatiques.
Le Président Ben Ali a donné des instructions en vue de parfaire la concrétisation de ce projet, soulignant la nécessité dassurer la formation continue des cadres et agents, de manière à garantir un usage judicieux et une exploitation optimale des nouvelles technologies de la communication et à fournir les renseignements et les services nécessaires aux usagers de ladministration parmi les citoyens et les entreprises, avec la célérité et lefficacité requises.
Sur un autre plan, le Président Zine El Abidine Ben Ali a chargé le Premier Ministre de présider, le 25 Ramadan, à Sousse, la célébration de la 43e édition de la journée du saint coran.


Le Président Zine El Abidine Ben Ali a adressé, à loccasion de la célébration de la fête nationale du Royaume dArabie Saoudite, un message de félicitations au Serviteur des deux saintes mosquées, le Roi Abdallah Ibn Abdelaziz Al-Saoud, souverain du Royaume dArabie Saoudite.
Le Chef de lEtat exprime, dans ce message, sa grande satisfaction des solides relations de fraternité et de coopération fructueuse qui existent entre les deux pays, réaffirmant la détermination à poursuivre laction commune en vue de la promouvoir et de lenrichir davantage, pour le bien et dans lintérêt des deux peuples frères.

La Tunisie vient darrêter une stratégie pour se forger, dici 2016, la réputation dune destination de tourisme de santé confirmée. Un conseil ministériel, tenu le 5 septembre 2008, sous la présidence du président Ben Ali, en a balisée les grandes lignes.
Globalement, il sagit de valoriser les progrès atteints par les prestations sanitaires en Tunisie pour en faire une nouvelle source de croissance et un créneau générateur de devises. Les créneaux ciblés sont les cliniques privées, la fabrication de médicaments, les essais thérapeutiques, le tourisme médical et la thalassothérapie.
La stratégie tend aussi à améliorer la visibilité des services de santé, à ancrer des traditions de qualité médicale et à sadapter aux normes internationales.
En amont, un effort sera mené en vue délaborer de nouvelles législations pour régir lexportation des services médicaux et de développer la formation dans les spécialités chirurgicales et médicales répondant aux besoins de la clientèle étrangère.
Au plan institutionnel, trois structures dappui seront créées : une direction au sein du ministère de la Santé publique chargée du secteur médical privé, une agence spécialisée dans la promotion des investissements et exportations des services de santé et un organisme public indépendant chargé dévaluer et de contrôler la conformité aux normes et doctroyer attestations daccréditation et de certification.
Vient ensuite linfrastructure. A ce propos, la stratégie propose la réalisation de Cités Médicales, voire de zones dinvestissements sanitaires propres à abriter des projets sanitaires et médicaux destinés à lexportation. Les privés seront incités à investir dans la réalisation dhôpitaux privés.
Quant à la clientèle ciblée, il sagit dinciter le secteur de la convalescence médicale à accueillir des malades étrangers et à encourager le séjour des personnes âgées de létranger pour de longues périodes en Tunisie, et cela dans des centres touristiques ou des résidences réalisées à cet effet, sous formes de villages de santé touristiques.
Au rayon des médicaments, laccent sera mis sur le développement des nouvelles industries pharmaceutiques, tels que les médicaments génériques, les bio médicaments et les phytomédicaments.
Une stratégie a toutes les chances de réussir
Par delà ces objectifs, la nouvelle stratégie, qui vient conférer plus de cohérence et de visibilité aux actions déjà engagées à cette fin, a toutes les chances dêtre menée à terme pour plusieurs raisons objectives.
Premièrement, loffre tunisienne est diversifiée. Elle est articulée autour des cures thermales, les cures de thalassothérapie avec leurs différentes variantes, les cures destinées à une demande ciblée comme les centres dhémodialyse, les centres diététiques pour obèses, anorexiques, diabétiques . mais, également, le tourisme médical quon appelle « le voyage médical ».
Le pays compte actuellement une centaine de cliniques et autres centres spécialisés privés (contre seulement 28 en 1987) dune capacité daccueil de 2578 lits. La plupart de ces cliniques sont à lheure du progrès médical. Elles sont équipées de technologies de pointe et engagées dans des stratégies de promotion de la qualité. Le meilleur indicateur de la performance des cliniques privées consiste en la baisse du nombre des malades tunisiens envoyés à létranger lequel est passé de 1152 en 1987 à moins de 180 malades en 2006 et laccroissement du nombre des étrangers hospitalisés, dans les cliniques tunisiennes.
Deuxièmement, la disponibilité dune importante demande pour « le voyage médical ». Aujourdhui, des centaines de milliers de patients à travers le monde nhésitent pas à se déplacer, en dehors de leur pays, pour se soigner. Motivés par des délais de prise en charge beaucoup plus courts, des tarifs plus compétitifs avec, bien évidemment, une qualité de prise en charge médicale au moins équivalente à celle rendue dans leur pays dorigine, ces touristes new look sillonnent le monde à la quête du bien être au meilleur rapport qualité/prix.
Loffre tunisienne repose sur la chirurgie, la médecine esthétique, la chirurgie et limplantologie dentaires, mais également, et de plus en plus, la chirurgie et les soins lourds, tels que la chirurgie cardiaque et vasculaire, la cardiologie interventionnelle, lorthopédie et plus particulièrement les prothèses articulaires, lophtalmologie avec les implants cristalliniens et les greffes des cornées
Troisièmement, les investissement prévus à la hausse dans la thalassothérapie, la Tunisie, qui a fait du bien-être, un élément dattractivité touristique, projette de préserver son classement de la 2ème destination après la France , et partant, de renforcer les 28 centres en exploitation, par une vingtaine dautres en cours de réalisation.
Dans le domaine du thermalisme, les autorités touristiques ont programmé la rénovation de stations thermales prestigieuses telles que Grand Korbous, Bent Jdidi et Hammet Gabès et la construction de nouvelles stations à Gouaidia (Ben Metir, nord ouest de Tunisie). Plus de 150 mille curistes de France, de Suisse, dAllemagne et dautres nationalités fréquentent annuellement les centres de thalassothérapie de Tunisie. Et pour ne rien oublier, selon une étude de positionnement stratégique, à lhorizon 2016, la valeur des investissements devrait augmenter de 93 millions de dinars à 225 millions de dinars.
Quatrièmement, la Tunisie, qui est déjà connue pour une destination où on peut bien se faire soigner à des coûts très compétitifs, a tout intérêt à consolider cette image de marque.
Il y certes, depuis longtemps les patients, des pays voisins Libye, Italie, Algérie et africains qui ont été toujours nombreux à préférer les cliniques tunisiennes et leur staff médical réputés pour la qualité de leurs prestations.
Sur les 2,5 millions libyens, algériens et italiens, la moitié visitent la Tunisie pour des raisons de santé. Récemment, ce sont les britanniques qui sont entrées en jeu. La Société «Opérations Abroad », spécialisée dans le traitement des patients britanniques à l´étranger a retenu la Tunisie pour y envoyer, à partir de 2003, des patients pour subir des opérations chirurgicales dans les cliniques tunisiennes. la Tunisie est le seul pays hors de l´Union Européenne ou « Opérations Abroad » a décidé de placer des patients.
Last but not least, la Tunisie, fort dune quarantaine de laboratoires de fabrication de médicaments, d une expertise appréciable dans ce domaine et dincitations fort substantielles à linvestissement dans ce créneau, a toutes les chances, avec la révolution du générique, daccroître la production et dexporter vers les pays de proximité.