Mahdia
Mahdia (المهدية) est une ville tunisienne et le chef-lieu du gouvernorat du même nom. La municipalité est créée par un décret du 21 janvier 1887. Peuplée de 45 977 habitants (recensement de 2004) située sur une presqu'île à 230 kilomètres au sud de Tunis et au sud-est de Sousse. Premier port de pêche du pays, la destination attire de plus en plus les touristes et un institut d'économie et de gestion est ouvert en 1999. Le quartier historique de Mahdia se situe sur une presqu'île mais la ville s'est étendue bien au-delà de celle-ci (les quartiers d'Hiboun et de Zouila notamment). Ses noms historiques sont Jemma, Aphrodisium et Cap Africa. Sa situation géographique stratégique et ses fortifications permettent à la ville de jouer un rôle de premier plan dans le bassin méditerranéen jusqu'au XVIe siècle. Mahdia est tout d'abord un comptoir phénicien puis romain sous le nom d'Aphrodisium[2] avant d'être officiellement fondée en 916 par le premier calife fatimide Ubayd Allah al-Mahdi qui lui laisse son nom actuel. La ville devient ainsi la capitale des Fatimides en 921 et le reste jusqu'en 973, date à laquelle Le Caire devient capitale. Assiégée durant 8 mois (944-945) par les kharidjites, la ville résiste victorieusement. En 1057, les Zirides s'y réfugient face à la menace des Hilaliens. Roger II de Sicile (1er comte normand de Sicile) l'occupe en 1148 et maintient son assise sur la ville jusqu'à la chute de celle-ci, dans les premiers jours de 1160, aux mains des Almohades. La ville perd alors de son importance politique au profit de Tunis. La ville est la proie de plusieurs sièges, comme en 1390, année durant laquelle les croisés anglo-français menés par Louis II de Bourbon tentent vainement de la conquérir. Mahdia est prise au XVIe siècle par le corsaire Dragut qui en fait son repère. Charles Quint s'empare de la ville en 1550. Les Espagnols y restent jusqu'en 1554 et, en repartant, font sauter les remparts que les Ottomans ne reconstruiront que partiellement. Depuis la ville a retrouvé son calme et est devenue l'un des plus grands ports de pêche de Tunisie. La galère de Mahdia, remontant au Ier siècle av. J.-C. et chargée d'objets d'art athéniens est retrouvée à 6 kilomètres au large de Mahdia. Elle fait de la ville l'une des plus riches sites de l'archéologie sous-marine en Tunisie. Aujourd'hui, l'économie de Mahdia est principalement axée sur :
Ne vivant pas encore du tourisme, la cité garde le charme d'une petite ville de pêcheurs encore authentique, où demeure un artisanat de la soie. Elle compte quelques monuments et sites dignes d'intérêt :
La grande majorité des hôtels de la ville se trouvent en bord de mer. L'offre hôtelière est très variée, allant des palaces de 5 étoiles aux centres de thalassothérapie et aux hôtels de 3 étoiles plus abordables.
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